mercredi 14 août 2013

CROISSANCE DE 0,5 % AU DEUXIEME TRIMESTRE 2013

"Le retour de la confiance se fera quand les gens ordinaires auront retrouvé de vraies raison d'agir, l'assurance de profiter du fruit de leur épargne et de leur travail. Sans cela, toute reprise restera une fausse réussite, "fondée sur la crédulité et la misère humaine"(Emerson).

Emmanuel SALES, Directeur général de la Financière.

Publié dans le Figaro "débats" du 3 août 2013.
























Le Parisien du 9/08/2013

LE MATRAQUAGE FISCAL N'EST PAS FINI !


Le Point.fr - Publié le 12/08/2013 

La contribution sociale généralisée (CSG)avait été instaurée en 1990 par Michel Rocard pour le financement de la Sécurité sociale.
La contribution sociale généralisée (CSG)avait été instaurée en 1990 par Michel Rocard pour le financement de la Sécurité sociale. © Florence Durand / Sipa




"On ne va pas boucher les trous avec la TVA et la CSG." Septembre 2012. Sur le plateau de l'émission Des paroles et des actes, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, promet que ces deux leviers majeurs de la fiscalité sur les ménages ne seront pas actionnés. Avant de glisser cette petite précision : "En 2013, non." 
Moins de deux mois plus tard, il annonçait que la TVA serait bien augmentée. Mais, petite subtilité, seulement à partir de 2014. Le 1er janvier, le taux normal va passer de 19,6 à 20 % et le taux intermédiaire de 7 à 10 % (restaurants, tickets de cinéma...). Seul le taux réduit appliqué aux produits de première nécessité reculera pour revenir de 5,5 % à 5 %..."

"Les ménages encore mis à contribution
Mais voilà maintenant que, pour financer les retraites, le gouvernement envisage, outre l'allongement de la durée de cotisation, d'augmenter la contribution sociale généralisée (CSG), affirme le journal Les Échos. 
La mesure est efficace pour les finances publiques : un point de CSG rapporte la modique somme de 11 milliards d'euros. Cette fois, il ne s'agit plus d'abaisser le coût du travail pour les entreprises, mais bien de boucher "les trous" des régimes sociaux sans pour autant augmenter les cotisations sociales employeurs (même si le gouvernement étudie par ailleurs une augmentation de la taxe sur les dividendes). Après avoir nié la problématique du coût du travail pendant sa campagne présidentielle, François Hollande est donc en train d'en faire une de ses priorités majeures, comme le lui conseillent la Commission européenne ou bien encore le Fonds monétaire international. 
Revers de la médaille, ce sont les ménages qui vont payer la facture. La CSG est en effet perçue, au taux de 7,5 % du revenu brut, sur les revenus du travail (y compris pour les fonctionnaires). Tous les revenus du travail : les salaires bien sûr, mais aussi les revenus exonérés de cotisations sociales comme les primes, l'intéressement, la participation.
Une pilule plus facile à avaler ?
Ceux qui perçoivent des revenus du capital (via un livret d'épargne bancaire, par exemple) seront aussi touchés : contrairement aux cotisations sociales, la CSG frappe également cette ressource, à hauteur de 8,2 % (après les augmentations décidées sous Nicolas Sarkozy). Ce qui a l'avantage d'en faire aux yeux de la majorité socialiste une mesure plus juste que la hausse de la TVA, censée peser d'avantage sur les ménages modestes que sur les ménages aisés. Le taux de cette dernière n'augmente en effet pas en fonction des revenus : il est le même pour chacun, quel que soit son pouvoir d'achat. 
Autre avantage de la CSG pour faire avaler la pilule à l'opinion, la CSG sur les revenus du travail est prélevée à la source, sur la feuille de paie. Elle est donc moins douloureuse puisqu'elle rend plus difficile de se rendre compte de ce que le système social français coûte à chacun. Reste que son taux n'est pas non plus progressif en fonction des revenus... 

Si elle était confirmée, la hausse s'ajouterait à celle de 0,25 point des cotisations sociales employés (0,25 point également pour les employeurs) votée en 2012 afin de financer le retour à la retraite à 60 ans pour les personnes ayant commencé à travailler tôt, entre 18 et 20 ans.


lundi 12 août 2013

LA GAUCHE PREFERE LE "SOCIETAL" AU "SOCIAL"

Chantal DELSOL, philosophe, répond à cette question dans les pages opinions du Figaro en démystifiant la grande illusion du combat social comme objectif essentiel et déterminant de la Gauche. Distribution et répartition des bénéfices de la production aux plus faibles contre comportement des individus et évolution des moeurs ?

"Pourquoi la gauche a-t-elle abandonné le terrain social, terrain d'émancipation dans lequel elle avait fait sa renommée et son succès et où elle avait trouvé un électorat nombreux et difficile à remettre en cause (on ne peut guère délégitimer le combat en faveur des plus faibles) ?...

"Au fond, on en revient au débat crucial de la gauche, déjà présent à l'époque de Lénine : la gauche doit-elle servir les revendications du peuple ou servir le bien du peuple décrit par ses soins, contre le peuple ? On se souvient que Lénine avait opté pour la deuxième réponse et engendré ainsi le totalitarisme."

"Aujourd'hui, la prise en charge par la gauche des questions sociétales équivaut à une volonté de faire le bien du peuple contre son gré..."

Le Figaro, 12 août 2013

vendredi 9 août 2013

POUVOIR D'ACHAT DES FONCTIONNAIRES



Le pouvoir d'achat des fonctionnaires a baissé en 2011 d'après l'INSEE. Le gel du point d'indice qui a été reconduit par le gouvernement Ayrault en 2014 va donc accélérer cette perte de pouvoir d'achat.

C'est pourquoi le gouvernement a décidé d'augmenter les salaires les moins élevés, ceux de la catégorie C de 200 à 300 euros par an, ce qui représenterait une charge supplémentaire de 200 millions d'euros sur le budget de l'Etat.

Cette mesure aura toutefois des conséquences beaucoup plus lourdes pour les collectivités territoriales qui sont déjà fortement endettées.

En effet, si la fonction publique de l'Etat comprend 60 % de catégorie A (soit les grades les plus élevés), celle des collectivités territoriales est composée à 75 % de catégorie C. Merci du cadeau !


              EVOLUTION DU POUVOIR D'ACHAT EN 2011 ET SALAIRES MOYENS
                                                       PAR FONCTION PUBLIQUE
FONCTION PUBLIQUE
POUVOIR D’ACHAT
PROMOTION
SALAIRE MOYEN


ancienneté
en euros



ETAT
-0,10 %
+ 0,9 %
2 430
HOPITAUX
- 0,6 %
+ 1,! %
2 210
COLLECTIVITES TERRITORIALES
-0,80 %
+ 0,2 %
1 920

On notera que d'après ces chiffres, la perte du pouvoir d'achat constatée pour l'année 2011 a été atténuée par une faible progression de celui-ci en raison des promotions automatiques liées à l'ancienneté pour les fonctionnaires qui n'ont pas changé de poste depuis 2009. Il ne s'agit donc pas d'une mesure générale et cela démontre qu'actuellement un fonctionnaire n'a aucun intérêt à quitter son administration. Il s'agit donc d'une prime à la non mobilité !

L'INSEE fait enfin remarquer que plus d'un million de fonctionnaires ont une rémunération proche du salaire minimum. Dans ces conditions beaucoup d'entre-eux pourraient se trouver dans une situation moins enviable que les salariés du privé payés au SMIC. Assiste-t-on à une paupérisation de la fonction publique ?

Cette donnée pourra avoir son importance à l'occasion des prochaines élections municipales puisque les collectivités territoriales emploient la grande majorité des fonctionnaires les moins bien rémunérés.