mercredi 4 décembre 2013

DELANOE ET LA SECURITE, UN AVEU D'ECHEC ...INAVOUE !

LE BILLET DE JEANNE

Bertrand Delanoë et Anne Hidalgo surfent sur les attentes des parisiens en matière de sécurité et se présentent comme les ardents défenseurs de l’ordre, de la tranquillité et de la salubrité. 

A les entendre, heureusement qu’ils sont là pour protéger le peuple de Paris du chaos et du désastre.



Seulement voilà, quel est leur réel bilan, qu’ont-ils fait pour protéger leurs concitoyens ?

Pour répondre à ces interrogations, ils avancent quelques initiatives qui malheureusement ne sont que des cautères sur une jambe de bois : la création du GPIS (Groupement interbailleurs de sécurité), de dix équipes de veilleurs de nuit, la mise en place du plan caméras et la création de trois zones de sécurité prioritaire.

Au lieu de nous présenter des résultats, Delanoë vole au secours d’Hidalgo et nous présente  : "des réalisations". C’est effectivement un peu maigre Monsieur le Maire !

La sécurité des immeubles sociaux était auparavant assurée par des société de sécurité privée. Le regroupement de cette activité avec le GPIS n’a donc rien apporté de plus.

L’installation de caméras avec l’aide du ministère de l’intérieur est certes louable mais leur nombre est nettement insuffisant. Et puis quel est le résultat obtenu avec cet outil de surveillance ?  

Enfin, la création de zones de sécurité prioritaire, la grande invention de Manuel Valls. Delanoë lui même écrit :  il existe des « rivalités entre bandes sur fond de trafics de stupéfiant, des fusillades et agressions violentes, des vols à mains armées » pour justifier leur création. Excusez-nous du peu !

La dernière ZSP sera donc créée de la Porte de Montreuil à la Porte de Bagnolet en incluant la place de la Réunion et le quartier Saint Blaise en limite du 12e arrondissement.

Mais Monsieur Delanoë, c’est bien là ce qu’on vous reproche. Créer des ZSP, c'est reconnaître que l’on a échoué en matière de sécurité. C’est un aveu d'échec !

Voulez-vous transformer Paris en une unique zone de sécurité prioritaire ? Créer une  ZSP ce n'est pas sérieux et c’est même anxiogène pour les parisiens.  C’est bien parce que la situation s’est dégradée que vous avez recours à cette solution.

Alors, nous direz-vous, la Police, c’est pas moi, c’est le Préfet de Police ! Très bien, alors pourquoi rémunérer plus de 2.000 agents pour uniquement verbaliser les automobilistes indélicats ? Monsieur le Maire, vous avez perdu le sens des priorités, sans doute sous l’influence des écologistes : dans notre cité, il vaut mieux avoir des délinquants que des automobilistes.

Pour vous soutenir, vos services ont annoncé disposer de 613 inspecteurs de sécurité de la ville de Paris, mais où sont-ils ? Leur nombre est bien insuffisant quant on songe qu’en faisant abstraction des congés et des maladies, il faut 3 agents pour couvrir un poste durant 21 heures. Il y aurait donc 204 postes réellement sur le terrain et quand ils se regroupent par quatre dans un véhicule, c’est 51 équipes. Tout cela est vraiment bien insuffisant.


Alors pourquoi se protéger derrière ces réalisations quand on vous demande des résultats ? Osez l’avouer, la sécurité à Paris est un échec et heureusement que la Préfecture de Police veille au grain car si on devait compter sur vous, Paris ne sera bientôt qu’une vaste zone de sécurité prioritaire.

Jeanne K.

LE FIGARO du 3 décembre 
La candidate à la mairie de Paris a rallié à ses côtés une ancienne ministre de Raffarin, un élu MoDem, deux Front de gauche et deux Verts.

Une trentaine de candidats aux municipales dans la capitale se sont regroupés lundi autour d'Anne Hidalgo pour une photo officielle, et leur présentation. Tous ou presque avaient pu répondre à l'appel de la candidate PS à la mairie de Paris.
Certains sont de vieux routiers de la politique parisienne et socialiste comme l'adjoint au maire de Paris sortant Bertrand Delanoë, Hamou Bouakkaz, candidat dans le XXe arrondissement. D'autres sont de nouveaux arrivants, effectuant leur première campagne comme l'universitaire Marie-Christine Lemardeley, tête de liste dans le Ve arrondissement.
Leur point commun? Ils sont des candidats dits «d'ouverture». Une ouverture politique ou communautaire, variable selon les profils. Certaines ouvertures sont évidentes comme celle de la chiraquienne Dominique Versini, ex-secrétaire d'État de Jean-Pierre Raffarin, candidate dans le XVe par la volonté d'Anne Hidalgo. «J'ai été gaulliste par tradition familiale, a expliqué l'ancienne Défenseur des enfants, mais mes engagements se sont révélés incompatibles avec l'UMP qui a écrasé le RPR…»
«   Il a fallu faire des choix, c'est toujours douloureux»

Au centre, Anne Hidalgo a aussi vanté «la liberté» du seul élu MoDem au Conseil de Paris, Jean-François Martins, sur le point d'être exclu de son parti pour avoir choisi de s'engager sur les listes du PS plutôt que de suivre la candidate du MoDem à Paris Marielle de Sarnez, qui devrait s'allier avec l'UMP.
L'ouverture ne manque pas non plus côté Front de gauche avec Marinette Bache ou Didier Le Reste, ancien secrétaire général de la CGT-cheminots, ou côté écologistes avec deux conseillers régionaux d'Europe Écologie-Les Verts, l'avocate Caroline Mécary dans le XIVe ou le sociologue Serge Guérin dans le XVe. Caroline Mécary n'a d'ailleurs «aucune intention» de quitter EELV.
Mais l'ouverture est moins évidente, par exemple, pour la secrétaire d'État Yamina Benguigui. «Je ne fais pas partie du PS, fait-elle observer, et je défends ma liberté.» Habitante du XVe, «sur le point de déménager», élue sortante du XXe, elle est «accueillie» dans le Xe par le maire PS de l'arrondissement, Rémi Féraud, codirecteur de la campagne d'Anne Hidalgo.

Un mouvement parmi d'autres, qui fait grincer les dents de certains socialistes n'appréciant guère cette ouverture jugée excessive. «Il a fallu faire des choix, s'est justifiée Anne Hidalgo, c'est toujours douloureux.» Mais selon elle, «l'envie d'une belle victoire, dans un contexte qui n'est pas simple pour nous la gauche, a convaincu les militants PS» de l'importance de l'ouverture. Interrogée sur la cohérence politique de l'ensemble, elle a répondu: «La cohérence, c'est Paris, une ville complexe et multiforme qui doit être appréhendée avec subtilité et sensibilité.»

mardi 3 décembre 2013

POLEMIQUE SUR LES LISTES D'HIDALGO

La candidate à la mairie de Paris a rallié à ses côtés une ancienne ministre de Raffarin, un élu MoDem, deux Front de gauche et deux Verts.

Une trentaine de candidats aux municipales dans la capitale se sont regroupés lundi autour d'Anne Hidalgo pour une photo officielle, et leur présentation. Tous ou presque avaient pu répondre à l'appel de la candidate PS à la mairie de Paris.

Certains sont de vieux routiers de la politique parisienne et socialiste comme l'adjoint au maire de Paris sortant Bertrand Delanoë, Hamou Bouakkaz, candidat dans le XXe arrondissement. 

D'autres sont de nouveaux arrivants, effectuant leur première campagne comme l'universitaire Marie-Christine Lemardeley, tête de liste dans le Ve arrondissement.

Leur point commun? Ils sont des candidats dits «d'ouverture». Une ouverture politique ou communautaire, variable selon les profils. 

Certaines ouvertures sont évidentes comme celle de la chiraquienne Dominique Versini, ex-secrétaire d'État de Jean Pierre  Raffarin, candidate dans le XVe par la volonté d'Anne Hidalgo. «J'ai été gaulliste par tradition familiale, a expliqué l'ancienne Défenseur des enfants, mais mes engagements se sont révélés incompatibles avec l'UMP qui a écrasé le RPR…»

«   Il a fallu faire des choix, c'est toujours douloureux»

Au centre, Anne Hidalgo a aussi vanté «la liberté» du seul élu MoDem au Conseil de Paris,  Jean François Martins, sur le point d'être exclu de son parti pour avoir choisi de s'engager sur les listes du PS plutôt que de suivre la candidate du MoDem à Paris Marielle de Sarnez, qui devrait s'allier avec l'UMP.

L'ouverture ne manque pas non plus côté Front de gauche avec Marinette Bache ou Didier Le Reste, ancien secrétaire général de la CGT-cheminots, ou côté écologistes avec deux conseillers régionaux d'Europe Écologie-Les Verts, l'avocate Caroline Mécary dans le XIVe ou le sociologue Serge Guérin dans le XVe. Caroline Mécary n'a d'ailleurs «aucune intention» de quitter EELV.

Mais l'ouverture est moins évidente, par exemple, pour la secrétaire d'État Yamina Benguigui. «Je ne fais pas partie du PS, fait-elle observer, et je défends ma liberté.» Habitante du XVe, «sur le point de déménager», élue sortante du XXe, elle est «accueillie» dans le Xe par le maire PS de l'arrondissement, Rémi Féraud, codirecteur de la campagne d'Anne Hidalgo.


Un mouvement parmi d'autres, qui fait grincer les dents de certains socialistes n'appréciant guère cette ouverture jugée excessive. «Il a fallu faire des choix, s'est justifiée Anne Hidalgo, c'est toujours douloureux.» Mais selon elle, «l'envie d'une belle victoire, dans un contexte qui n'est pas simple pour nous la gauche, a convaincu les militants PS» de l'importance de l'ouverture. Interrogée sur la cohérence politique de l'ensemble, elle a répondu: «La cohérence, c'est Paris, une ville complexe et multiforme qui doit être appréhendée avec subtilité et sensibilité.»

Le Figaro du 3 décembre 2013

VOTEZ POUR LA PROCHAINE AFFICHE DE CAMPAGNE DE NKM


   L'Express.com 2 décembre 2013

lundi 2 décembre 2013

LISTE D’UNION POUR PARIS : HIDALGO A-T-ELLE CONSTRUIT SA TOUR DE BABEL ?

LE BILLET DE JEANNE


Image Wikipédia.org

On savait qu’Hidalgo était passionnée par la construction de tours à Paris, notamment avec le projet "Triangle" dans le 15e arrondissement. 

En mettant  ses désirs en pratique pour constituer ses listes de candidats pour Paris, c'est un nouveau projet qu'elle nous propose.

On pourrait le baptiser :  "Opération tour de Babel ».



Un petit rappel tout d’abord. Selon la Bible, à Babylone vivait un peuple qui ne parlait  qu’une seule langue. Puis vint l’idée saugrenue de construire une tour jusqu’aux cieux afin d’atteindre directement le Paradis. Ce fut le projet « Babel » qui veut dire : « porte du ciel ».

Dieu lui même en fût fort contrarié. Il punit ces prétentieux en leur faisant parler plusieurs langues différentes. Dès lors, les hommes ne se comprenaient plus, furent contraints d’abandonner leur projet et se dispersèrent aux quatre coins de la terre pour former des peuples étrangers.

C’est ainsi qu’Hidalgo entend gagner la mairie de Paris. La constitution de ses listes n’est que le fruit de  tractations et de marchandages visant à réunir des candidats d'origines diverses et souvent opposées au service d’une hypothétique victoire.

- L’alliance avec le Parti communiste. Elle s’est faite sur la base de la construction de 30 % de logements sociaux à Paris d’ici 2030, une surenchère sur les 25 % de Duflot dont chacun s’accorde à dire qu’il s’agit là d’un projet surréaliste. Cela ressemble étrangement aux 75 % d’impôts chers à François Hollande dont on connaît les péripéties…

- L’accord avec le Parti des radicaux de gauche. Il est la contrepartie  de la distribution de postes de conseillers de Paris et d’arrondissement avec l’assurance de disposer d’un groupe au Conseil de Paris, ce qui sous-entend des locaux, du personnel et des moyens financiers...

- Le ralliement d’anciens élus et de cadres du MODEM. C’est en réalité un aveu d’échec pour la tentative de ralliement du MODEM à la gauche engagée en interne par des chargés de mission qui vont pouvoir retourner dans  leur maison mère : deux anciens conseillers d'arrondissement et deux cadres, la pêche est assez maigre !

- L’adhésion de Dominique Versini. Il s’agit de l’ex secrétaire d’Etat du Gouvernement Raffarin, responsable du SAMU social à Paris. Dans l’euphorie d’une campagne qui n’a pas vraiment débuté, elle cède ainsi aux chants des sirènes qui annoncent la probable victoire d’Hidalgo. 

Son inexpérience politique et son sens de l’opportunisme la poussent à critiquer avec bassesse et sans honneur la candidate NKM sur un prétendu manque d’expérience sur la gestion de Paris. Mais Versini a-t-elle seulement la moindre idée de ce qu’est Paris lorsque qu’elle parle de pauvreté et de  précarité et qu’elle demeure dans un luxueux appartement de l’ouest parisien ?

Ce bel échafaudage d’unions improbables n’est qu’un agglomérat fort mal ordonné qui commence à produire, non pas un discours clair et déterminé mais un galimatias de paroles, de propos et de projets. C’est sans doute le prix à payer en contrepartie des promesses et des avantages matériels et financiers accordés.

Bravo Madame Hidalgo, vous n’allez sans doute pas tarder à apercevoir les portes du Paradis mais pour les atteindre, ce sera une autre histoire !


Jeanne K.