vendredi 25 octobre 2013

NKM : FAIRE DES PORTES DE PARIS LES NOUVELLES PLACES DU GRAND PARIS


"Faire des portes de Paris un peu délaissées, des lieux de culture et de vie : c’est l’ambition de Nathalie Kosciusko-Morizet. 

Hier en présentant son projet pour « désinstitutionnaliser » la culture, la candidate UMP à la mairie de Paris a proposé la couverture du périphérique sur cinq zones pour gommer la frontière entre la capitale et la banlieue et créer les « places du Grand Paris ». 


La porte de Bagnolet (XXe) où serait déménagée la Foire du Trône deviendrait un lieu des arts forains et du cirque. Entre les portes de Vanves et d’Orléans, le XIVe renouerait avec sa réputation grâce à l’aménagement de résidences d’artistes tandis qu’un grand centre de l’artisanat verrait le jour à la porte de Clignancourt (XVIIIe).

Les stations fantômes du métro transformées

Autres espaces à reconquérir qui pourraient devenir des lieux de culture : les stations fantômes du métro. Bien que la RATP ait déjà émis des réserves sur le sujet (notamment pour des questions de sécurité), NKM continue de vouloir transformer ces stations inutilisées en espaces d’expositions ou lieux de fêtes. Dans sa présentation, l’élue UMP a par ailleurs proposé l’idée d’une fondation Paris Lumière qui associerait public et privé pour financer tous types de projets culturels : de l’installation d’une œuvre dans un quartier à la rénovation d’un lieu de patrimoine.

Un comité de professionnels indépendants, de représentants de la Ville et de représentants des donateurs validerait les projets issus des services et établissements culturels municipaux mais aussi des associations et de particuliers.

L’élue a par ailleurs évoqué l’idée d’une « carte ». But de l’initiative : proposer aux habitants « de revenir au cœur du jeu culturel parisien ». Cette carte doit octroyer des « privilèges pour tous » comme des avant-premières, des invitations aux vernissages…

Enfin, pour démocratiser l’accès à la culture, la candidate veut revenir sur la gratuité des musées parisiens « jugée inefficace par un rapport de la chambre régionale des comptes » pour instaurer une seule et même journée d’accès libre à tous les musées « municipaux et nationaux »

Le Parisien du 25 octobre 2013

XIE-XIIE AGRESSION DE MEDECINS : UN SUSPECT INTERPELLE



"Des comparaisons d’ADN sont en cours

Les policiers du 2e district de police judiciaire (DPJ) étaient sur sa piste depuis plusieurs semaines. Un SDF de 54 ans a été interpellé, lundi soir, à sa sortie de la prison de Fleury-Mérogis (Essonne), après une série d’agressions commises sur des médecins parisiens. Il avait déjà été arrêté le 18 octobre, dans le Ve, pour une autre affaire. 

Quatre cabinets attaqués

Tayeb B. est soupçonné de s’en être pris à quatre médecins, dont une femme et un praticien âgé de 80 ans, dans leur cabinet entre le 2 septembre et le 8 octobre, boulevard de Charonne (XIe) et rue de Charenton (XIIe). De violentes agressions au cours desquelles l’auteur des faits, muni d’une arme de poing, s’était emparé de quelques centaines d’euros avant de prendre la fuite. Une information judiciaire pour vols avec arme et séquestration a été ouverte le 12 octobre.

Tayeb B., a été arrêté, une première fois, vendredi soir, alors qu’il venait de commettre un vol dans un cabinet d’imagerie médicale du boulevard Saint-Michel. « Un homme avait fait irruption dans ces lieux avant de s’emparer des 350 € du fond de caisse, indique une source policière. Il a ensuite pris la fuite à pied avant d’être poursuivi par la clameur publique. » Un policier de la brigade de répression du banditisme, hors service, est parvenu à maîtriser le voleur avant l’arrivée de renforts. Hier soir, le suspect était toujours en garde à vue."

Le Parisien du 24 octobre 2013

VERS UNE LISTE UNIQUE UMP/UDI AU PREMIER TOUR


Photo Wikipedia

"46 adhérents de l’UDI peuvent prétendre à leur inscription sur les listes de candidats aux prochaines municipales à Paris. 


C’est ce qui a été décidé par la commission nationale d’investiture du parti centriste. L’UDI revendique donc un peu plus de deux postes de conseiller de Paris  ou conseiller d’arrondissement par arrondissement. 



Le Modem avec qui il doit s’allier, fera-t-il les mêmes calculs? Et l’UMP qui souhaite le rassemblement avec les centristes dès le premier tour sera-t-elle d’accord? En attendant ces pourparlers, le parti de Jean-Louis Borloo n’a finalement pas souhaité désigner ces vingt chefs de file mais repousse sa décision à fin novembre. Une façon d’éviter les divisions entre la fédération UDI de Paris et leprésident du groupe centriste au Conseil de Paris, Yves Pozzo di Borgo, qui ne parviennent pas à se mettre d’accord sur les candidats."


Le Parisien du 24 octobre 2013

mercredi 23 octobre 2013

PROCES DU MEURTRE DE FOFANA EN 2009 GARE DE LYON


"C’est dans l’émotion qu’a débuté, hier, la deuxième journée du procès aux assises de Kamel, un homme de 25 ans poursuivi pour un meurtre à l’arme blanche et deux tentatives, au cours d’une rixe survenue dans la nuit du 13 au 14 avril 2009 devant la gare de Lyon (XIIe). « Je souffre encore de cette histoire », a-t-il d’emblée déclaré, au bord des larmes. « Je demande encore pardon à la famille de la victime », a poursuivi ce jeune homme fluet aux airs encore juvéniles.


Le procès devra déterminer si cet habitant d’Athis-Mons (Essonne) a agi en état de légitime défense ou a délibérément atteint au cœur Mamadou Fofana, un jeune homme de 17 ans décrit comme non-violent, inconnu des services de police, et blessé au dos Moussa et Stevy, eux aussi mineurs à l’époque.

Il encourt jusqu’à trente ans de réclusion criminelle

Cette nuit-là, vers 4 heures, deux groupes qui ne se connaissaient pas attendent le bus qui doit les ramener chez eux. L’un est composé de sept garçons d’Athis-Mons, l’autre de 30 à 40 jeunes pour la plupart d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Ces derniers reviennent de Juvisy (91), où des échauffourées après une soirée annulée les ont déjà opposés à des habitants de l’Essonne.

Le ton monte entre les deux bandes à cause de moqueries de la part de la bande d’Aulnay, après une chute de Vélib’ d’un membre du groupe d’Athis-Mons. Une bagarre éclate. Les Essonniens sont roués de coups. Kamel a notamment le nez cassé. Calmée dans un premier temps, la rixe reprend cent mètres plus loin, sur le boulevard Diderot.

Les deux parties se rejetaient hier la responsabilité de cette reprise des hostilités, l’accusation niant la thèse de la défense selon laquelle les jeunes d’Athis-Mons ont été poursuivis. Convoqué à la barre comme témoin, un agent de sécurité d’une tour proche a évoqué hier « une vague » humaine se ruant vers l’autre groupe.

C’est au cours de cette deuxième altercation que Kamel dit s’être « souvenu qu’il avait un couteau ». Il aurait alors effectué de grands gestes circulaires pour se protéger et touché involontairement Mamadou Fofana. Une version jugée compatible avec les résultats de l’autopsie par le médecin légiste appelé à la barre hier.

Dans ce procès, accusation et défense ne semblent d’accord que sur un point : si Mamadou Fofana était au cœur de l’action, c’est parce qu’il était le seul, parmi ses 30 à 40 amis, à tenter de calmer les esprits. Il en est mort. Kamel, qui comparaît libre après un an passé en détention provisoire, encourt jusqu’à trente ans de réclusion criminelle. Le procès doit se poursuivre jusqu’à vendredi."

Publié par le Parisien le 21 octobre 2013

HIDALGO ACCUSE A TORT !

Photo Wikipedia

Municipales 2014: 

Anne Hidalgo accuse à tort la droite d'avoir voté «contre Autolib'»


La candidate socialiste reproche à l'UMP d'avoir «voté contre» le partage de voitures électriques dans la capitale. Les archives du Conseil de Paris montrent l'inverse.

Trois ans tout juste après sa création, le service Autolib', projet phare du second mandat de Bertrand Delanoë, n'en finit pas d'électriser la campagne des municipales à Paris. «La droite était contre», «la droite a voté contre», martèle Anne Hidalgo, dans les colonnes du Parisien, et sur le plateau de Radio Classique. Pourtant, les archives des débats au Conseil de Paris, entre février 2009 et octobre 2013, livrent une version sensiblement différente.

Hormis la première délibération de février 2009, pour laquelle il s'est abstenu, le groupe UMP et apparentés (UMPPA) a voté positivement toutes les délibérations concernant Autolib'.

«Nous allons voter pour Autolib'», déclare Laurence Douvin, conseillère UMP de Paris, en juin 2011, au terme d'un débat agité sur «l'implantation de stations et d'espaces Autolib'» dans la capitale. Déjà, la responsable UMPPA souligne que la droite «a voté pour Vélib' dès le début de l'opération», et qu'elle en fera de même pour Autolib', malgré de «nombreuses réserves» sur l'utilisation de l'espace public, le coût du programme et la «pénurie généralisée» de stationnements privés. Le dernier vote positif du groupe UMPPA en faveur d'Autolib date des 14 et 15 octobre derniers, la droite approuvant la convention avec le Syndicat Mixte Autolib'Métropole sur «le déploiement, le financement et l'exploitation du service public Autolib'». 

Par Charles-Henry Groult, LE FIGARO du 23/10/2013 à 13:16